Sidi Mhammed Ben Bouziane

Sidi Mhammed Ben Bouziane

 
Sidi Abderrahmane Ben  Bouziane père de Sidi Mhammed fondateur de la Ziania s'était fixé a Taghit pour y gérer des biens lui  appartenant .C'est la que naquit Sidi Mhammed a L’époque de la vie où on est susceptible de commettre des péchés. Des qu’il eut grandi, poussé par un appel mystérieux, et encouragé par l'amis de son père Cheikh  Sidi Abdelmalek Boungab Cheikh de la Zaouia Fouqania  qui s'occupa de l'instruire lui même il quitta son pays, Taghit Beni goumi, pour aller apprendre le Coran et. S’adonner a l’étude. Son origine, et sa haute naissance car il était charif, descendant du Prophète par Idris le fondateur de Fez, fut probablement la cause de ce penchant.il était, en effet, Sidi Mahammad ben Abderrahmane ben Mohamed ben Abi ziane ben Abderrahmane ben Ahmed ben Othmane ben Messaoud ben Abdallah El Ghazouani ben Said ben Moussa ben Abdallah ben Abderrahmane ben Ahmed ben Abdeljabar ben Mohamed ben Yamllah ben Slimane dit Machiche ben Ababekeur ben Ali ben Horma ben Sallam larousse ben Aissa ben Mazouar ben Ali Haydara ben Mohamed ben Moulay Idriss Azhar ben Idriss ben Hassane ben Hassane ben Ali et Fatima Zahra
Le jeune Mhammed partie de Taghit presque sans provision de voyage. Un de ses oncles paternels lui avait donnée quarante  mouzouna, petite monnaie du pays. II les échangea contre l’argent rachidien, monnaie de Tafilalet, avec laquelle il put accomplir son voyage et se diriger sur Sidjilinfisa. Arrivé dans cette localité, il se retira auprès du cheikh Sidi Mebarek Abdelaziz, chez qui il étudia le Coran.
            Notre personnage ne tarda pas à devenir un vrai savant dans l’éxégèse coranique. Bientôt il obtint l’illumination divine, en même temps qu’il acquérait de solides connaissances dans les sciences religieuses ou mystiques. Il s’établit au  Ksar des Oulad Berdala, ou il vécut. Sa manière de vivre, sa dévotion, son ascétisme ne tardèrent pas à en faire de lui le disciple favori de Sidi Mebarek. Celui-ci recommandé même a sa propre famille et a ses autres disciples de  confier le soin de l’ensevelir à Sidi Mharnmed. On comprit que ce dernier devait être l’héritier spirituel et posséderait le sirr (secret mystique) de son maître. Plus tard, Sidi Mebarek se sentant rappelé vers Dieu fit la même recommandation à notre personnage.
        Sidi Mebarek appartenait à la tarîqa  (confrérie) des Châdiliya, comme l’indique la chaîne mystique qui montre la transmission du sirr (secret) de cheikh en cheikh depuis l’ange Gabriel
 L’Ange Gabriel  - Le Prophète  - Ali ben AbouTaleb - El Hasan el Basri- Habib el Adjami - Daoud et-Tai - Maarouf el Karkhi – Sanisaqti - Djoueid - Djariri - Abou Taleb el Mekki- El Djouini –Ghazali -Abou l3ekr ben el Arabi -A bou Ya’aza -Ali ben Harehem -Abou Medien -Abou Ahmed-Abderrahman el Madani -Abdessalm Ben Machich -Abou hassan Châdili -Abou Abbés El Morsi -Ibn Ata Allah -Daoud el Bakhli-Ouafa -Ali ben Ouafa -Yahia el Kadiri-Ahmed ben Okba -Ahmed Zerrouk -Ahmed ben Youcef -Ali ben Abdellah -El Ghazi -Ahmed Ben Ali -Mohammed Ben Brahim-Abdellah ben Houcein -Mhammed ben Nacer -Mebarek ben Azzi -Mhammed ben Bouziane
       Sidi Mebarek ben Azzi étant. Mort, Sidi Mhammed s’acquitta de sa mission funèbre il lava le corps de son maître et l’ensevelit 1ui même dans le linceul. Cela fait, pour imprégner sa propre chair des vertus (baraka)  de la chair du défunt, comme du sirr  de celui—ci il avait imprégné son âme, il but une partie de l’eau qui avait servi a laver le corps du mort. Les résultats de cette action ne se firent pas attendre : ils se montrèrent éclatants en vertus multiples, en prodiges remarquables 
        Sidi Mhammed, suivant les recommandations de son cheikh, partit alors pour Fez, afin de parfaire ses études coraniques et religieuses. Il resta huit ans dans cette ville, suivant les cours de la Medersa de Sidi Misbâh. Dieu illumina de plus en plus son âme et lui accorda la plénitude des sciences concrètes et abstraites. Les gens affluèrent auprès de lui pour jouir des bienfaits de ses entretiens spirituels.
        Dans cette Medersa notre personnage suivit les cours de Sidi Mohammed ben Abde1kâder el Fasi, de Sidi Abdesselam Gjâsous, de Sidi Ahmed ben El Hadj. 11 aimait, honorait, vantait les gens de science. Ceux-ci, a leur tour, l’avaient en grande estime, et l’on cite, parmi ceux qui entretenaient une correspondance avec lui, des savants tels que Sidi Mohammed Masnaoui , Sidi l’Hassan ben Rahal, Sidi Mohammed ben Zekri , Sidi Mohammed Meiyâra , Sidi Ahmed ben  Mebarek es-Sidjilmâsi , les fils de Sidi   Abdelkader  Fâsi, etc.