Bibliotéque de la zaouia

Pénétrer dans l’enceinte de la Khizana Ziania de Kenadsa, embrasser du regard ses photos et ses ouvrages manuscrits, prendre connaissance de l’histoire de ses fonds inestimables, c’est entreprendre une lecture de l’histoire de la regions du sud et l’histoire de l’ Algerie sous l’angle de ses cheikhs bibliophiles qui, n’ont eu de cesse de chercher à enrichir les collections de leurs bibliothèques .
Situées dans une dépendance de la residance du Professeur TAHIRI Mebarek  .
« Il semble que la bibliothèques Ziania  ne jouissaient pas d’un édifice particulier avant  mais qu’elle est toujours été située dans une dépendance de la zaouia. Ce qui est certain, c’est qu’elle est toujours été généreusement ouvertes au public », Ces propos sont de M. Tahiri Mebarek conservateur de la Bibliothèque ziania de kenadsa. Nous sommes, en effet, dans une de ses rayads de la zaouia , à quelques pas seulement de sa résidence, dans ce bel édifice qui abrite depuis novembre 2006  les collections inestimables de ce qu’on appellera, depuis, la khizana ziania . Nous saurons que ces fonds hors du commun, constitués des dizaines de volumes   des mus’hafs, des manuscrits uniques, anciens, rares ou précieux   logent dans l’enceinte du khizana depuis 1962, année où ils furent transférés de  se qu’ils restent après le pillage  de la zaouia durant la colonisation  d’exégèses coraniques, ces manuscrits précieux, ces corans, enfin tous ces trésors religieux.restaient dans l’ombre « Ils seront dénombrés, triés, fichés et mis sur des rayonnages à l’intérieur d’une petite bibliothèque rattachée a la residance de la famille TAHIRI qui a été dès le premier jour ouverte aux chercheurs et  aux publics »,
En fait, par des aménagements judicieux, la vieille et grande maison kénadsienne a été transformée en un mini complexe constitué par un enchevêtrement de salles et de couloirs anciens où la surprise et l'émerveillement attendent le visiteur à chaque tournant, à chaque porte qui s'ouvre devant lui. Des rayonnages offres à la vue quantité de manuscrits et de livres les plus divers, au voisinage d'objets insolites que rehausse le charme d'un décor d'une rusticité bien oasienne. Sidi Mbarek, jeune professeur de génie civil, a rassemblé en ce lieu historique, toutes ces merveilles que l'on peut voir, consulter, enrichir par d'autres apports. Sur les murs on peut voir les portraits et photos des imams, oulémas et personnalités qu'a comptés Kénadsa depuis que l'art de la photographie existe. Une grande salle centrale, recouverte de tapis, invite au recueillement et à la méditation. L'association « ELKENDOUSSIA pour la sauvegarde du patrimoine » y organise des conférences-débats mensuelles animées par des universitaires du cru. On y échange idées et opinions autour d'un verre de thé à la menthe, accompagné de cacahuètes grillées ou quelques friandises gracieusement offertes par le maître de céans
 
                                        

BIBLIOTEQUE DES MANUSCRITS

 
Dire d'une bibliothèque qu'elle est « mémoire » est un pléonasme, le livre étant « mémoire » par excellence. L'homme, « turlupiné » par l'idée de la mort, a de tout temps essayé de marquer son passage sur terre, façon de « s'immortaliser », par diverses créations laissées à la postérité. Les gravures rupestres et autres peintures dans les grottes, les monuments funéraires de la préhistoire ont marqué la naissance de l'art et partant de la culture. Lorsque l'homme a découvert l'écriture, il est passé à un stade supérieur de son existence : l'écrit a, dès lors, primé le symbolique. Il est devenu alors possible de cumuler le savoir humain de façon illimitée de génération en génération. Les grandes civilisations sont nées. A partir de l'écrit. TAHIRI Mbarek a réalisé un inestimable travail de fourni. De la maison de ses ancêtres il a fait non pas une bibliothèque originale, mais une bibliothèque qui se veut la mémoire d'un ksar, d'une société, d'une certaine culture, d'un groupe humain, d'une ville : Kénadsa. Une sorte de musée du vieux manuscrit local et d'un ensemble de reliques inhérentes à un monde disparu ou en voie de l'être. Il s'agit aussi « d'un centre de traductions et de recherches », où se côtoient le moderne et l'ancien, où le micro-ordinateur coudoie la traditionnelle planche coranique... 
 
 
 
 
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