HISTOIRE DE KENADSA

Histoire de Kenadsa Kenadsa ville de la Zaouia,des Marabouts et d' Artistes est a 18 km au sud de la ville de Bechar chef lieu de la Wilaya,de loin se dresse le minaret de la mosquée de sidi Mhammed fondateur de la zaouia ziania 126 m de H 101 marches construite par Sidi Boumediene petit fils de Sidi Mhammed en 1735 le kasar maraboutique était unique dans tous le sud de l'Algerie par sa beauté entouré par des jardins et des palmiers une source fraiche descende de la barga vers les habitations de la zaouia puis vers les jardins (arssa) Le riadh, superbe palais, était la résidence du cheikh de la zaouïa Ziania. Donnant sur la palmeraie, les riadh sont constitués d'innombrables salles spacieuses rivalisant de raffinement. Les murs et les toits de la salle du cheikh, la pièce de réception, celle des nouveaux mariés et bien d'autres encore, sont recouverts d'entrelacs aux vives couleurs et de rosaces ciselées dans la blancheur du plâtre. À cela, il faudra ajouter les portes de l'époque également sculptées. Comme cette inscription, partout présente, ?El Afia, El Baqya?, devise de la Ziania, inscrite comme pour rappeler que ces palais, malgré ses raffinements, sont d'abord voué au mysticisme. la ville connaît un essor spirituelle et intellectuel marqué par l'édification d'une médersa pourvue d'une bibliothèque dans la zaouia .La visite du vieux Ksar, fresque architecturale détruit par les Francais en 1957 et témoignage de la vie passée, révélera une partie du patrimoine historique de la ville et du savoir de ses habitants. Cité spirituelle et culturelle de l'Algerie classé patrimoine nationnal.La restauration de la zaouia a été entamé par l'etat et une partie du ksar a été restauré notament la bibliotéque des manuscrits dirigé par le Professeur Tahiri Mebarek MONOGRAPHIE: Kénadsa: cette agglomération portait jadis le nom d'El-Ouina parce qu'une "petite source" qui servait à irriguer les palmiers et fournissait l'eau potable aux habitants . D'après les historients de la region: Sidi M'HAMMED BEN BOUZIANE partit en pèlerinage à la Méque. Aprés avoir rempli tous les rites imposés au HADJ , il se rendit à Medine pour visiter le tombeau du prophète Sidi MOHAMMED (QLSSSL).En approchant du tombeau , il salua l'envoyé de Dieu par la formule de l'slam que l'on emploie pour saluer : "ESSALAM ALIKOUM". Le prophète lui répondit "OUALIKOUM ESSALAM YA MOHAMMED EL KENDOUCI" de retour à El Ouina le cheikh conta la chose mais la forme Kendoussi fut altérée en Kendoussi et dés lors , on arriva, à partir de ce singulier à la forme normale du pluriel "Kenadsa" Pour Ibn Khaldoun , AOUINA aurait eu pour premiers propriétaires Kendouc et Zekhoum .Plus tard , lors de transactions commercialesles acquéreurs firent insérer dans l'acte ,qu'ils achetaient "Aouina" dit "Kendese" et par déformation devient KENADSA KENADSA AVANT LA COLONISATION : Au VII° siècle de l'hegire , un groupe Merrakchi vint s'installer à Zekkour ,douar sis à proximité de Béchar où vivaientles Ouled Azzi .Au bout de 18 ans , un différent éclata entre les Ouled Azzi et un esclave des Mérakchi nommé Messaoud , les Merrakchi prirent fait et cause pour leur esclave ,furent expulsés de Zekkour et vinrent s'installer à Djorf Torba , sur la rive gauche du Guir , dans un ksar qui créèrent et dont on voit encore les ruines aujourd'hui .Ils ne restèrent que peu de temps en ce lieu trop fréquenté par les moustiques et les hôtes de passages .Ils décidaient alors de regagner Kénadsa Ils trouvèrent là un petit Ksar appartenant aux Beni Hassen qu'ils agrandirent vers l'Ouest .Les Merrakchi sous la direction de Sidi El-Hadj , développaient la maigre palmeraie existante et construisirent la mosquée dite de SIdi El-HADJ .Ceci se passait dans le courant du VIII° siècle de l'hégire. LA PÉNÉTRATION FRANÇAISE: L'arrivée des français à Kénadsa date du 10 avril 1870 lors de la grande expédition sur le Guir sous le commandement du général WIPPEN. L'Oasis de Kénadsa est très célèbre chez les arabes du sud .C'est le séjour du grand Marabout dont l'influence religieuse s'étend jusqu'a la province d'Oran. Elle renferme une grande quantité de palmiers sur une longueur de 7à 8 km , l'eau s'y trouve en abondance , et de bonne qualité, au centre ,au milieu d'un bois de palmiers , se trouve le ksar contenant une population d'environ 2.000 habitants , le ksar possède une architécture remarquable avec sa grande mosquée surmontée d'un minaret très élevé et qui se voit au loin dans la plaine Le Marabout s'était posté , la veille au camp de Djebel Oum Esboue et avait demandé au généal. qu"en raison de son caractère religieux, l'Oasis de Kénadsa fut respectée .Mais le Génaral l'obligea de fournir les vivres à la colonne leur fut seule imposée. Cette demande fut accueillie et des ordres furent données pour qu'on ne touchait ni aux propriétaires ni aux récoltes . le général de Colomb écrivait le 18 Avril 1870 "le lendemain le général de division se mettait en marche vers Kénadsa et s'y arrivait en deux jours .Les habitants de ce ksar appartenant pour la plus part aux marabouts de la zaouia la conquête de Kenadsa à l'encontre de ce qui se passe dans le reste du territoire , fut donc des plus pacifiques. Et ce n'est qu'en 1840 et précisément le 18 avril qu'un bureau d'affaires indigènes était créé à Kénadsa. RELIEF: Kénadsa est dominé au nord par la barga , ligne de cotes marquant la limite sud du plateau pierreux où Hamada de l'oum esaba dont l'altitude varie de 800à 900m et qui s'étend même dominée par les Gour , ces gours Gara Golla 1009m gara Oued Zeboudj , garat Ziar 1012m jusqu' la hamada du guir (auj. HAMAGUIR) qui s'étend à perte de vue entre le tafilalet et le Guir. CLIMAT: climat saharien avec ses brusques éclats de température mais à caractère continental, en raison de l'altitude 700 à 800 m durant les mois d'hiver de décembre à Février les nuits sont souvent froides , les gelées nocturnes sont assez fréquentes Extrait d'Isabelle Eberhardt Si Mahmoud Sous l'ombre chaude de l'islam Le pardon: A Kénadsa : Tout à coup , dans le silence du ksar déjà prêt à s'endormir, un grand bruit de voix s'élève suivi de grincements de portes, de bêlements confus et de cris de joie. "Voici le "harrag" qui revient ! On ramène le "harrag"! En en effet , c'est le retour inespéré du grand troupeaux des marabouts et des ksouriens , qui avait été razzié dernièrement par des pillards arabes et des berbers Ait-Khebbach. Ces détrousseurs avaient emmené le troupeau vers l'Ouest, mais le cherif Ziani de l'endroit ,Moulay Ahmed , s'étant fait expliquer la provenance de ce butin , dit à ses gens qu'ils avaient commis un grand péché en élevant le troupeau de la zaoui sur un terrain sacré"Vous avez dérobé , leur expliqua t-il, le bien des pauvres, des voyageurs, des orphelins.....Si vous voulez que Dieu et Sidi M'hammed ben Bouziane vous accordent leurs grâces, vous n'attendez pas pour le restituer"Après quelque hésitations, les pillards se sont rendus aux injonctions de Moulay Ahmed et ils ont désigné un de leurs alliés ,El-Hassani, des Barrabers Ait-Atta, pour ramener le "harrag à Kénadsa et pour solliciter en leur nom le pardon de Sidi Brahim. Le Berbri El-Hassani , monté sur un maigre cheval gris, met pied à terre devant la grande porte. Sidi Brahim , la main appuyée sur l'épaule du petit Messaoud, s'avance lentement , péniblement à travers la confusion du troupeaux. - Soyez les bienvenus, mes fils ! Que Dieu vous récompense de la bonne oeuvre que vous venez d'accomplir ! Alors ces durs hommes baisent pieusement les voiles et les mains du marabout, trés ému qui les embrasse à son tours. Beau tableau d'histoire immémoriale !


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