KENADSA

Par Laredj Moulay Abdallah

سيدي امحمد بن ابي زيان

هو ا محمد بن عبد الرحمان بن محمد بن أبي زيان بن عبد الرحمان بن أحمد بن عثمان بن مسعود بن عبد الله الغزواني بن سعيد بن موسى بن عبد الله بن عبد الرحمان بن أحمد بن عبد الجبار بن سيدي محمد بن سيدي يملح بن سيدي سليمان المكنى مشيش بن أبي بكر بن علي بن حرمه بن سلام لعروس بن عيسى بن مزوار بن على حيدرة بن محمد بن مولاي إدريس الازهر بن إدريس الاكبر بن الحسن المثنى بن حسن السبط بن الامام سيدنا علي بن أبي طالب كرم الله وجهه وفاطمة الزهرا ء بنت رسول الله صلى الله عليه وسلم 

                  Malgré les changements profonds qui s'y sont opérés, cette ville du Sud-Ouest du pays demeure encore dans les esprits, avec cet aura d'un passé exceptionnel, d'une brillance qui perdure, rémanente dans la mémoire de ses habitants et aussi dans celle de beaucoup d'autres gens : Algériens, Maghrébins, Européens et autres qui y ont vécu ou qui l'ont connue. 
 
Elle a rayonné spirituellement, culturellement et économiquement sur toute la région pendant presque trois siècles. Mais un rayonnement, sommes-nous tentés de dire, qui aurait été autant resplendissant qu'éphémère et ce, au regard des immenses vicissitudes de l'histoire mouvante des hommes, de leurs racines qui se perdent dans les ténèbres du temps. Ainsi, la Kénadsa d'antan, en quelque sorte, serait-elle cet astre éteint après avoir brillé longtemps, mais dont la lumière continuerait à nous parvenir par une mystérieuse illusion d'optique, parce que la distance qui nous sépare, se mesurerait en années-lumière. Autrement dit, il nous est resté et continuent à nous parvenir encore des restes, parfois des bribes de cet éblouissant et étonnant passé, parce qu'au demeurant, il n'est pas si loin de nous. 
 
Après un déclin évident, Kénadsa continue aujourd'hui à vivre « sur ses lauriers », un peu à l'instar - mais à sa petite échelle - de la civilisation arabo-musulmane dont les irréductibles tenants, ne se lassent pas de nous seriner son glorieux passé, histoire de nous dire (de se dire surtout), que «nous avons été intelligents et que, si nous l'avons été, c'est que nous pouvons encore l'être de nouveau». Malgré quelques tentatives louables mais néanmoins dérisoires, Kénadsa essaie, tel le phénix de la légende, de renaître de ses cendres, de retrouver ne serait-ce qu'une petite partie de son lustre d'autrefois. Le retrouvera-t-elle jamais ? 
 
Des travaux de réfection ont été entrepris pour la restauration - du moins d'une infime partie - du vieux ksar actuellement «ruiniforme» (selon une expression imagée de l'un de nos anthropologues), et ce, par des moyens et des matériaux traditionnels. Cette opération, qui ressemble hélas à un cautère sur une jambe de bois, a concerné la venelle principale, une partie du mur d'enceinte du vieux cimetière, et quelques vieilles maisons de particuliers. Elle a pour mérite d'avoir donné l'illusion d'une certaine résurrection à un ksar moribond. En effet, les alentours des deux vieilles mosquées connaissent une certaine affluence surtout pendant les jours des fêtes religieuses. C'est une population bigarrée qui envahit intermittemment ces venelles, en quête de baraka et de bénédictions du premier Patron de la ville d'abord (Sidi Abderrahmane) mais surtout celles de son « nouveau et grand Patron » : Sidi Mhamed Ben Bouziane, enterré avec certains de ses proches dans sa propre mosquée. Hommes, femmes et enfants défilent devant les cénotaphes en bois sculpté (darabiz, au singulier derbouz) dressés sur les sépultures des défunts. Dévotement, les quêteurs de baraka défilent toute la journée devant ses monuments funéraires souvent couverts de satin vert, touchent les tentures et y déposent de pieux baisers. Si les travaux de restaurations des constructions urbaines n'ont pas donné les résultats probants que leurs promoteurs souhaiteraient, fort heureusement, dans d'autres domaines, celui de l'art notamment, il y eut quelques réussites tangibles. Ainsi, l'on peut citer un renouveau certain dans le domaine des musiques traditionnelles et liturgiques, et aussi dans d'autres disciplines culturelles (bibliophilie par exemple)

 

LAREDJ MOULAY ABDALLAH vous remerci de votre Visite

Vous êtes le 170777ème visiteur

×